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Pour tout savoir sur la restauration des hourds !

18 décembre 2017 Chantier

Vous avez dit hourd ?

Un hourd est un échafaudage solide, fait de planches, en encorbellement au sommet d'une tour ou d'une muraille pouvant aussi relier les tours entre elles. Leur origine remonte au XIIIe siècle, ils étaient démontables et ne servaient qu'en temps de guerre. Situés au sommet des tours et des courtines, ces hourds assuraient un flanquement vertical.

 
Le hourd est construit sur des corbeaux et des consoles en pierre, soit sur des pièces de bois engagés dans des trous prévus à cet effet dans la maçonnerie.

 

 

 

 

Un peu d’histoire

 
A la fin du XIXe siècle, le célèbre architecte Viollet-Le-Duc avait dessiné des vues perspectives de ces hourds. A sa mort, en 1879, les travaux de restauration des enceintes de la Cité étaient déjà très avancés. C'est son ancien élève et successeur, Paul Boeswillwald, qui acheva les restaurations en suivant ses plans et notamment ceux des hourds qui furent vraisemblablement construits dans les premières années du XXe siècle.

 

 

Restaurer aujourd’hui en respectant hier…

 
Un vaste chantier de rénovation des courtines en bois a démarré en 2017 pour s’achever début 2018. Le problème majeur est causé par les intempéries qui ont provoqué le pourrissement des charpentes en chêne. Après avoir étayé la structure des hourds, les bois usés vont être déposés. Les traverses, consoles, poteaux, escaliers et lames de plancher endommagés vont être remplacés et remis en teinte.

 

Le but : « intégrer le neuf à l’ancien tout en conservant le caractère de l’ouvrage ».

 

  

Connaissez-vous le trait de Jupiter ?

Cette technique est utilisée par l'entreprise Bourgeois en charge du chantier pour la restauration des hourds. Les pièces de remplacement sont en chêne, découpées et patinées sur place. C'est un assemblage qui lie deux morceaux de bois de même section afin d'en faire un plus long. Cet assemblage traditionnel, en bois de bout, était très utilisé en charpente et en construction navale, ainsi qu'en menuiserie.

 

 

Les têtes de poutres s’habillent de plomb

Afin de protéger les poutres des ruissellements de l’eau et de permettre une meilleure ventilation du bois, une première plaque de plomb est apposée sur la traverse. Ensuite, une plaque de sertissure en cuivre est fixée sur la poutre. Puis, le couvreur réalise un capotage de cuivre qui permettra de maintenir le plomb. Enfin, le zingueur soude l'ensemble (plaques de plomb et de cuivre), le tout est glissé sur la traverse.

 

 

Dès le mois de mars 2018, réouverture du circuit des hourds !